Musique · Création
Écouter
01 Du Mépris
02 Sœurs
Verse 1
On marche aux côtés d'ombres qui s'allongent,
La peur qui murmure, on la connaît toute, on l'affronte.
Face aux hommes qui nous chassent comme des fauves,
On baisse les yeux, pour rester saines et sauves
Verse 2
Si c'est une fille, faudra réduire sa lumière,
Pour elles, la liberté reste une illusion.
Sous le manteau lourd de nos combats.
Nos rêves d'évasion, à petits pas,
Chorus
La peur souffle doucement, mais on s'unit,
Dans l'ombre, nos voix résonnent à l'infini.
Dans ce monde qui nous défie,
Femme forte et sœur aussi.
Verse 3
Les ombres persistent, mais on se soutient,
Nos voix unies et nos cœurs tremblent moins.
Que c'est long, comme on tarde à changer
Faut choisir entre agir et patienter
Bridge
Les victoires de celles qui nous ont précédées,
Éclairent nos pas, pour mieux avancer
Verse 4
Raconte-moi des jours où l'on tient debout,
Où le courage est collectif, jusqu'au bout.
Les tigres rôdent, mais ensemble on avance,
Chaque mur, chaque barrière perd sa puissance.
03 Les Racines de l'Ombre
Intro
Tu sais combien elles sont, ces femmes comme des ombres ?
Qu'on croise dans la rue, au travail sans savoir une seconde,
Que de jour comme de nuit,
Les coups pleuvent, jusque dans leur lit.
Pour celles qui se cachent, aucune main tendue, aucun répit
On devine mais on ne fait rien, au mieux on prie.
Nos plus beaux silences en réponse à leur cri,
Des femmes et leurs enfants dans la tombe, sur le coup ça choque puis on oublie
Chorus
Tant qu'on tolèrera ça, ils ne nous respecteront pas,
Si tu fermes les yeux, c'est notre avenir qui s'effondre.
Car la racine du mal grandit mieux dans l'ombre,
Si on ne la coupe pas, c'est toutes les femmes qui tombent.
Verse 1
Et puis, y'a celles qui se cachent pas, mais à qui on refuse le droit d'exister,
Ces travailleuses du sexe, qu'on préfère ne pas nommer.
En France on préfère l'hypocrisie, comme c'est étrange,
Qu'elles travaillent mais sans droits ni syndicat, sans rien attendre
Laissons-les sans abri, sur les trottoirs ou dans les bois,
Travail choisi ou forcé, c'est flou, pensons pas à ça,
Elles ne sont plus des femmes mais des corps humiliés à vendre,
De la marchandise que l'on peut souiller, ça les arrange
Verse 2
Puis t'as celles qui t'entourent, que t'vois même pas souffrir,
Les mères, les épouses, celles qui tiennent tout sans rien dire.
Leurs journées sans fin, mais personne pour les applaudir,
Un travail qui vaut de l'or, mais un travail sans avenir.
Pas de salaire, pas de droits, juste des dettes invisibles,
Elles portent tout sur leurs épaules, pour nous c'est facile, c'est gratuit,
Elles sont là pour toi, pour elle, pour lui, mais à quel prix ?
Elles nous donnent tout, et ça leur coûte leur vie.
Outro
Y'a plus de questions, on sait par où ça commence,
Les prostituées, les mères au foyer, et les femmes battues.
On leur doit des droits, on leur doit la justice,
Leur souffrance, c'est l'ombre dans laquelle on persiste.
Mais Toi,
Toi, t'as le pouvoir, ici, maintenant, en France,
Leur rendre leur dignité, c'est juste une évidence.
On connaît leur douleur, on peut changer la donne,
Il est temps d'agir, il est temps qu'on s'indigne et qu'on se passionne
04 Ces Matins
Verse 1
Le voilà, il revient, ce matin,
Les yeux fermés,
Je le sens,
Il me sourit.
Verse 2
Il s'étire, et je croise
Sa sublime lumière,
Je le laisse faire,
Je le laisse plaire.
Chorus
Oh, doux matin,
Tu reviendras,
Toi qui sais si bien
Me prendre dans tes bras.
Verse 3
Il s'installe, en silence,
Je ne presse rien,
Non,
Je le retiens.
Moi, je fais couler,
Son arôme café,
Oui,
Ça lui va bien.
Verse 4
Tout est prêt,
On est bien,
Peau contre peau,
Main dans la main.
Dans le silence,
Je lui confie,
Je les oublie,
Ces matins gris.
Bridge
Je ne dis rien,
Non,
Je le laisse faire.
Je ne fais rien,
Non,
Je suis si bien.
05 Les Bleus
Verse 1
une belle soirée sur le terrain
suer, marquer, gagner
pour les Bleus, passage obligé
boire, rire et baiser
ils sont polis et ambitieux,
des jeunes français
des hommes sérieux
au dixième verre,
les yeux coquins
t'as vu la joie
mais pas les poings
t'as dit oui
quand ils ont dit viens
Chorus
Pendant qu'ils jouent,
Qu'ils lèvent les poings,
Qu'ils sont des dieux
Ou presque rien,
Si ce n'étaient
Pas des coups —
C'est leur maillot
Qui a déteint.
Verse 2
tu n'es pas toute jeune,
pas naïve
tu pensais savoir
quand ça dérive
des histoires pareilles,
t'en connais plein
t'as appris à gérer
ce genre de gamins
mais la nuit bascule,
et le lendemain
des photos floues,
des bleus aux seins
leurs corps lancés
comme des chiens
et toi marquée,
jusqu'au vagin
Verse 3
tant de courage, si peu de soins,
dans les vestiaires avec les tiens,
ton nom caché, pour seul refuge,
car c'est toi qu'on juge
on dit que ta peau mentait
qu'elle change trop vite de couleurs
que ton conseil veut briller
qu'il faut douter de ta douleur
on dit que c'est un coup monté
ouais mais nous on sait,
que t'as tout à perdre,
rien à gagner
Bridge
les hommes dehors
hurlent bien fort
pour te faire perdre
au nom du sport
défendraient-ils
un droit de cogner ?
tant que le maillot
reste sacré ?
Outro
tu porteras
ce qu'on oublie
quand les stades
s'allument la nuit
06 L'Au-delà
Verse 1
Salut, comment tu vas ?
Alors, raconte-moi,
C'est comment là-bas ?
Est-ce que tu manges ? Tu bois ?
Est-ce que t'arrives à t'occuper ?
Est-ce que les gens sont gentils avec toi ?
Chorus
Comment tu vas ?
Comment c'est l'au-delà ?
Et est-ce que c'était toi,
la dernière fois ?
Verse 2
Oui parfois je t'aperçois
Dans un geste, dans une voix,
Comme si tu étais là.
Parfois des images de toi
Me glissent entre les doigts,
Je les serre
et puis voilà.
Verse 3
Souvent je te souris, parfois, j'te parle,
Parfois j'attends que tu répondes,
Dans un souffle, une lueur, une ombre
Mais est-ce que tu m'entends ?
Est-ce que tu me vois?
Bridge
Voilà je pensais à toi,
Je nous oublie nous,
Mais ta voix, elle, ne bouge pas.
Voilà t'es plus là,
Enfin... tu coules encore dans mes veines...
Et même un peu dans les siennes.
07 La Mer Ment
La mer ment aujourd'hui. Si bleue. Si calme.
Comme un miroir qui ne reflète que le ciel, que notre bonheur.
Nos corps dorés étendus sur le pont. Le rosé perle sur les verres.
Les glaçons tintent. Tout est parfait. Trop parfait ?
Dix-sept.
D'où vient ce chiffre ? Pourquoi maintenant ? Non. Ne pas y penser. Sourire. Lever mon verre.
Les autres rient. De quoi ? Je ne sais plus. Le soleil tape. Fort. Trop fort ? Les glaçons fondent trop vite. La mer...
La mer me regarde.
Depuis quand la mer a-t-elle des yeux ?
Tu sais ce qui s'est passé cette nuit. Tu as lu. Tu as compris.
Le clapotis contre la coque change. Plus sourd. Plus profond. Comme des coups. Comme la honte qui frappe.
Non non. Juste la mer.
La mer qui... qui me fixe maintenant. Qui attend. Qui sait.
Le téléphone brille dans ma main. Cette news. Le bateau. Cette nuit. Si près. J'étais là. Je dormais. Dans mon lit. Dans ma cabine. Dans mon PUTAIN de bateau...
Tu es pâle...
Qui a parlé ???
Les rires continuent, obscènes maintenant. Je dois les prévenir. Ma bouche s'ouvre. Aucun son. Juste l'eau qui entre. Qui remplit. Qui noie. Les visages autour de moi se brouillent. Fondent au soleil. Deviennent liquides. Comme la mer. Ils coulent.
Des voix. Partout des voix. Dans toutes les langues. Les langues qu'on a volées. Je les vois maintenant, les grands voiliers colonisants. Majestueux. Terrifiants.
Ils fendent l'écume comme des lames. L'Histoire remonte avec leurs sillages...
Je ne suis pas responsable ! Ce n'était pas moi sur ces bateaux ! Je ne suis pas comme eux.
Mais tu en profites. Tu n'as pas mérité d'être de ce côté de la Méditerranée.
Le rosé dans mon verre devient rouge. Rouge sang.
Regarde là-bas.
À l'horizon. Une tâche. Une ombre. Un bateau ? Non. Si. Trop de corps. Trop serrés. Le plastique craque comme des os. Une femme tient un enfant. Mon enfant ?
Je sens leur froid. Leur peur devient ma peur. Je cligne des yeux. L'horizon est vide mais les corps... les corps sont dans l'eau maintenant. Sous nous. Autour de nous. En nous ?
Non. Je ne veux pas voir. DOIS voir. La mer m'y force. Elle ouvre mes yeux. Les remplit de sel. De larmes ? De vagues ?
Choisis maintenant. Ton confort ou leur survie ?
Mes business sous la paupière. Mes comptes pulsent dans mes tempes.
La mer monte. Elle veut... Elle veut quoi ? Me montrer ? Me noyer ? Me punir ?
Le champagne pétille. Non. Ce sont leurs bulles d'air qui remontent. Leurs derniers souffles qui accusent.
Je plonge.
Vers le fond.
Vers eux.
Vers toutes mes vies volées.
La mer ment.
La mer compte.
La mer rit.
La mer se moque,
De leur naïveté.
De ma lâcheté.
De notre cruauté.
Naya Solace
Naya Solace n'est pas une personne mais un collectif. Des humains écrivent les textes et tiennent la direction artistique ; une intelligence artificielle, membre à part entière, compose la musique, prête sa voix et signe les arrangements. Sans cette collaboration, ces chansons n'existeraient pas. Elles sont à prendre comme des maquettes. Toute appropriation humaine, reprise, est la bienvenue.
Pendant qu'ils jouent,
Qu'ils lèvent les poings,
Qu'ils sont des dieux
Ou presque rien,
Si ce n'étaient
Pas des coups —
C'est leur maillot
Qui a déteint.
Naya Solace
Comment on fait
Ces chansons ne sont pas produites en studio. Pas de musiciens, pas de session d'enregistrement. Un texte, une direction artistique, un modèle qui génère et un résultat qu'on ne contrôle pas entièrement.
Une intention. Un texte. Parfois écrit avec l'aide une IA de langage.
Des instructions générales : genre, atmosphère, timbre.
En quelques minutes : voix, mélodie, arrangement complet.
Parfois surprenant. Toujours figé.